
L’éco quartier se définit par le respect d’un nombre maximum des principes énumérés ci-dessous
Préservation du sol et de la biodiversité
Contenir l’étalement urbain en favorisant une densification raisonnée impliquant une valorisation optimale et cohérente du sol. Il s’agira de trouver le juste équilibre entre les espaces construits d’une part et les espaces naturels de qualité, garants du maintien de la biodiversité animale et végétale, d’autre part.
Matériaux locaux et durables
Transformer l’utilisation, voire l’offre de matériaux de construction, afin d’aboutir à un impact positif tant sur l’environnement que sur l’économie locale. Il s’agira dans un premier temps de réduire la consommation de matériaux en adoptant un concept constructif, simple, flexible et fonctionnel, puis dans un second temps, de favoriser les matériaux locaux, réutilisés, recyclés et renouvelables. Cette démarche systématique permettra de réduire le contenu en énergie grise des bâtiments, les émissions dues aux transports, d’encourager le tissu économique local et la valorisation des ressources indigènes
Objectif : zéro carbone et qualité de l’air
Développer un concept énergétique de quartier pratiquement neutre du point de vue du réchauffement climatique et des pollutions locales de l’air. Systématiser les bâtiments énergétiquement sobres, efficaces et renouvelables : architecture bioclimatique, techniques de production et de distribution de l’énergie à haut rendement énergétique, mesures de limitation des pollutions atmosphériques et des pollutions de l’air intérieures aux bâtiments. Une attention particulière sera portée sur les éventuelles synergies énergétiques entre les différents producteurs et consommateurs dans le périmètre du quartier, voire dans son voisinage immédiat (gestion cyclique des ressources énergétiques, gestion en cascade de la chaleur, etc.).
Eco gestion de l’eau
Restaurer le cycle naturel de l’eau et préserver la ressource locale en eau douce. Appliquer des mesures, d’efficacité quant à l’utilisation de l’eau potable et de précaution quant à la gestion des eaux pluviales (valorisation, rétention, infiltration). Encourager une gestion durable de la ressource en eau potable et des eaux usées dans le quartier (bio épuration in situ).
Tendance zéro déchet
Réduire les flux de déchets générés durant toutes les phases de vie du quartier, depuis la construction jusqu’à la démolition. Favoriser les matériaux et produits à cycle de vie performant de ce point de vue (optimisation des parts recyclées ou recyclables dans la constitution des matériaux, réduction des emballages ou emballages bio dégradable, etc.). Il s’agira également de rendre ergonomique et systématique le tri des déchets ménagers, voire d’encourager le compostage des déchets verts dans le quartier. Le flux résiduel devra être valorisé soit dans les filières de recyclage, soit énergétiquement.
Transports durables
Déconditionner le réflexe de la voiture particulière en prenant des mesures dissuasives à l’égard de son utilisation et d’encouragement vis-à-vis des modes de transports publics et doux. Les principaux bénéfices visés sont la réduction de l’emprise des espaces habituellement dédiés à la voiture dans le quartier au profit d’espaces publics et naturels de qualité, la réduction des nuisances sonores et enfin une réduction massive des émissions polluantes (gaz à effet de serre et pollutions locales). Eprouvées dans d’autres éco quartiers, les mesures suivantes se sont révélées particulièrement efficaces : interdiction aux résidents de se garer sur le quartier sauf pour décharger le véhicule ; renoncement à la possession d’un véhicule privé ou obligation d’avoir une place de parc située en périphérie du quartier ; mise à disposition des résidents, de véhicules électriques ou au gaz, grâce à un système de réservation intranet (carsharing) ; connexion performante au réseau de transports publics.
Solidarité, convivialité et participation
Poser les conditions préalables à la création de liens sociaux, ciment du futur quartier. Assurer une mixité sociale, intergénérationnelle et culturelle en diversifiant l’offre de logements ou des surfaces dédiées aux activités et en réservant des lieux de rencontre, d’échange et de participation à la vie du quartier. Compléter et redynamiser la démocratie représentative par un processus de concertation.
Bien-être, santé et confort
Garantir le confort, améliorer la qualité de vie des habitants dans les bâtiments et dans les espaces publics ou naturels. Favoriser l’utilisation de matériaux sains, avoir recours aux techniques et concepts assurant le confort du point de vue thermique ou de l’éclairage naturel, lutter efficacement contre les nuisances sonores. Offrir finalement un cadre de vie à taille humaine et réservant une place de choix aux espaces naturels de qualité.
Culture et patrimoine
Préserver, valoriser et construire sur le patrimoine culturel, bâti et naturel. Rétablir l’acquis culturel et le sens de l’identité locale ou régionale ; choisir les structures et les systèmes qui se construisent sur ce patrimoine ; stimuler par des espaces de formation, des chantiers pédagogiques (etc.), une nouvelle culture de durabilité et augmenter, ce faisant, le niveau d’éducation et de compétence professionnelle.
Sécurité
Poser les conditions préalables de la sécurité des biens et des personnes dans les logements et dans le quartier. Améliorer la sécurité routière à l’intérieur du quartier par un dispositif de restriction d’accès des automobiles (cf. Transports durables). Participer localement à la gestion des risques naturels en adoptant les concepts et techniques limitant l’impact du quartier sur son environnement immédiat et global.
Mixité fonctionnelle & attractivité du quartier
Assurer une mixité emplois-logements, voire réserver des espaces à disposition des habitants souhaitant travailler sur place afin d’animer la vie du quartier, d’améliorer son attractivité et de réduire les déplacements pendulaires. Prévoir des équipements publics et privés (sport, loisir, commerces, écoles, espaces de rencontre, etc.) également ouverts aux non résidents afin de contribuer à la vie sociale, culturelle et économique du quartier.
Afin de préserver l’attractivité économique des logements et de contenir le niveau des loyers ou des prix à la vente, le surcoût à l’investissement (subventions déduites), induit par les mesures en faveur du développement durable, devra se situer dans une fourchette maximale de +8% à +15%. Par ailleurs, la majeure partie de ce surcoût sera compensée par des baisses de charges en chaleur, eau et électricité.
Economie locale et responsable
Développer l’offre de commerces ou activités économiques privilégiant la valorisation des ressources indigènes, redynamisant le tissu économique local et possédant une culture de développement durable (commerce équitable, label de qualité et traçabilité des produits, certification environnementale, etc.). Prévoir des services de proximité.
Aliments locaux et durables
Soutenir l’agriculture locale à faible impact environnemental (biologique) ou les producteurs possédant une certification de qualité, en particulier à destination de la restauration collective (écoles, etc.). Développer les commerces distribuant ce type de produits afin d’offrir une alternative locale et durable dans le domaine de l’alimentation. Dédier des espaces à des potagers ou à des vergers réservés aux habitants du quartier.
Source : www.lausanne.ch/
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Dernière mise à jour : lundi 6 février 2012
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